Se muscler pour être en bonne santé

Faire travailler régulièrement ses muscles est essentiel pour se maintenir en bonne santé. Cela permet notamment de maintenir notre squelette, notamment le dos, ainsi que les organes internes, de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires et de mieux contrôler son poids.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise à tous les adultes de pratiquer une à deux séances de renforcement musculaire par semaine, en complément d’une activité physique quotidienne. Il ne s’agit pas de faire de la musculation pour gagner en puissance et en masse musculaire, mais plutôt de solliciter et entretenir ses muscles profonds pour le bien-être de l’organisme en général.

De quoi parle-t-on ?

Il existe deux grandes catégories de muscles :

  • les muscles dynamiques qui nous permettent de bouger en mettant en mouvement nos articulations. Il s’agit par exemple des biceps de nos bras ou des quadriceps de nos cuisses. Sans eux, impossible de marcher, pédaler, porter, lancer…
  • les muscles posturaux qui assurent la stabilité et l’équilibre de notre corps. Il s’agit par exemple du long dorsal près de la colonne vertébrale ou des abdominaux. Ces muscles sont situés plus en profondeur dans l’organisme, et interviennent par réflexe involontaire pour stabiliser notre posture, qu’elle soit statique ou en mouvement.

Le renforcement musculaire consiste essentiellement à faire travailler les muscles posturaux. Plus développés, ils soutiendront mieux le travail des muscles dynamiques dans la réalisation de mouvements efficaces tout en protégeant les autres tissus du corps (tendons, articulations, os).

Le muscle, un organe au service de la santé

Le corps humain comporte plus de 600 muscles de différentes morphologies qui représentent 40 % de notre poids. Outre le mouvement et le maintien, les muscles ont des fonctions déterminantes pour l’ensemble de l’organisme (ne serait-ce que le cœur !). Cela peut s’expliquer principalement par :

  • le pouvoir des cellules musculaires : elles consomment et transforment la matière (sucres, protéines, etc.) en énergie et produisent des substances capables d’influencer à distance et de façon ciblée des fonctions biologiques d’autres organes. Ce faisant, elles luttent contre les effets délétères de la graisse viscérale qui augmente l’inflammation de l’organisme, mais aussi la tension artérielle, le risque de diabète et d’autres risques et pathologies.
  • les capacités musculaires et leur relation avec la santé cardiovasculaire : endurance, force, puissance, équilibre, etc. toutes ces aptitudes que confère la musculature permettent au système cardiorespiratoire de bien fonctionner. En cas de limitation de ces capacités, le risque cardiovasculaire augmente.

Le renforcement musculaire est une thérapeutique efficace, aux effets scientifiquement prouvés. En complément d’une activité physique quotidienne, il contribue à réduire les risques de survenue de la plupart des maladies chroniques (diabète, obésité, maladies cardiaques, maladies pulmonaires, dépression, etc.) mais aussi, lorsque la maladie est installée, il permet d’agir favorablement sur l’état clinique, de réduire les complications et améliore la qualité de vie.

Sa place est par exemple grandissante dans la prise en charge des cancers, où le maintien de la masse musculaire est un objectif à toutes les étapes du soin.

En pratique

 Le renforcement musculaire consiste à répéter des mouvements qui sollicitent certains groupes musculaires, abdominaux ou des jambes par exemple, en se servant essentiellement du poids du corps. Les exercices sont nombreux et variés, adaptés à tous. Le niveau de difficulté peut être augmenté en multipliant les répétitions, ou en utilisant des accessoires qui augmentent la contrainte musculaire : petites haltères, sangles élastiques, poids aux chevilles…

Concrètement, cela peut prendre plusieurs formes :

  • Dans les activités quotidiennes : monter les escaliers, faire du vélo, marcher activement, porter des charges, etc.
  •  Lors de séances dédiées : avec le poids de son corps (ex : gainage, fentes, pompes, etc.) ou avec du petit matériel (haltères, élastiques, etc.).
  • À travers des disciplines variées comme le Pilates, le yoga, le fitness, le cross training, l’aquagym…

 

 

Auteur : Mon Stade et Emilie Gillet pour le Groupe VYV – Direction des Services

 

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