IA en santé : encadrer les usages pour développer une IA de confiance

Le 2e Baromètre Data & IA en santé de l’Acsel, dont le Groupe VYV est partenaire, révèle une adoption croissante de l’intelligence artificielle par les Français et les professionnels de santé. De l’information médicale à l’aide à la décision clinique, ces usages transforment les pratiques et la relation de soin, soulevant des enjeux majeurs de confiance, de transparence et de sécurité.
Date de publication : 06 novembre 2026

Une IA qui s’installe dans les pratiques de santé

L’usage de l’intelligence artificielle se généralise : 91 % des professionnels de santé l’utilisent et 43 % y ont recours chaque jour, contre 32 % en 2025. Au-delà des tâches administratives, 62 % des professionnels qui l’utilisent s’en servent pour l’aide au diagnostic et à la décision.

Son influence sur la pratique clinique est déjà tangible : 82 % des utilisateurs déclarent que l’IA a déjà influencé une décision, et 33 % qu’elle les a conduits à modifier une décision envisagée. Le gain de temps reste toutefois son principal bénéfice perçu, cité par 64 % des professionnels.

Côté grand public, un Français sur deux utilise désormais l’IA pour sa santé. Parmi eux, 71 % y ont déjà eu recours après une consultation pour mieux comprendre un diagnostic ou des résultats d’examens. Mais 44 % déclarent aussi l’avoir utilisée à la place d’une consultation faute de rendez-vous disponible.

Une relation soignant-patient en pleine évolution

L’IA s’invite jusque dans les échanges avec les professionnels : 74 % d’entre eux ont déjà reçu un patient ayant consulté une IA avant de venir. Pour 38 %, un patient a déjà contesté leur diagnostic après avoir obtenu une réponse différente d’un outil d’IA.

La transparence apparaît essentielle pour préserver la confiance. 83 % des Français souhaitent être informés lorsque leur soignant utilise une IA, mais seuls 53 % des professionnels déclarent le faire.

Ces résultats soulignent la nécessité d’accompagner les usages, d’expliquer la place de l’IA dans la prise en charge et de rappeler ses limites. Elle peut aider à comprendre et à préparer une consultation, mais ne doit pas brouiller les responsabilités ni se substituer à l’accompagnement humain lorsqu’il est nécessaire.

La confiance, condition d’une IA utile en santé

Malgré son adoption, l’IA suscite des réserves chez les professionnels. Parmi ceux qui l’utilisent, 57 % n’ont jamais suivi de formation. Les risques liés à la fiabilité des résultats et à la protection des données sont cités respectivement par 45 % et 47 % d’entre eux.

Leurs attentes sont claires : 76 % jugent indispensable la supervision humaine et 91 % déclarent faire confiance aux outils validés scientifiquement, contre 47 % pour les IA grand public. Par ailleurs, 98 % soulignent l’importance de disposer d’outils français ou européens.

Pour Adrien Barrillon, Manager Innovation & Santé Numérique au Groupe VYV, l’enjeu est de mieux comprendre ces transformations afin d’en accompagner le développement de manière responsable : « Mieux comprendre les usages, les impacts et les évolutions de l’IA dans les pratiques des professionnels de santé, pour accompagner son développement de manière utile et responsable. »

Mettre l’IA au service de la santé de tous

Ces résultats rappellent que le développement de l’IA en santé ne peut se limiter au déploiement de nouveaux outils. Il suppose des garanties en matière de fiabilité, de sécurité des données, de formation et de supervision humaine.

L’enjeu est de faire de l’IA un levier de progrès pour la qualité et l’accès aux soins, au service des professionnels comme des patients, tout en préservant la confiance et la place de l’humain dans la relation de soin. Un sujet qui est déjà une réalité dans nos établissements VYV3, et un enjeu pour nos mutuelles et nos adhérents.

Source : 2e Baromètre Data & IA en santé de l’Acsel, réalisé par Toluna auprès de 273 professionnels de santé et de 1 029 Français âgés de 18 ans et plus, en juillet et août 2026.

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