L’investissement responsable, nouveau pilier de la santé environnement

Dans un contexte de dérèglement climatique, de pression sur les écosystèmes et d’inégalités sociales persistantes, le Groupe VYV fait de l’Investissement Socialement Responsable un véritable outil de santé publique. La stratégie ISR du groupe démontre comment des choix financiers peuvent contribuer, très concrètement, à protéger la santé des populations et à préserver les conditions de vie qui la rendent possible.
Un champs très vert et plusieurs chemins se croisant pour parler d'investissement socialement responsable
Date de publication : 08 décembre 2025

 

En engageant ses investissements au service de sa raison d’agir « Pour une santé accessible à tous », le Groupe VYV construit une stratégie où la finance devient un outil de transformation de l’environnement de vie, de travail et de soin. Face à l’ampleur des crises climatiques, de la perte de biodiversité et de la dégradation des milieux, l’Investissement Socialement Responsable (ISR) apparaît comme une boussole permettant d’aligner performance économique, justice sociale et préservation des écosystèmes. Ce positionnement place l’ISR au cÅ“ur du concept émergent de santé environnement, qui considère que la santé humaine dépend directement des conditions écologiques et sociales dans lesquelles les populations évoluent.

Un cadre stratégique aligné sur les risques sanitaires globaux

Le Groupe VYV, premier groupe mutualiste de santé et de protection sociale en France, protège près de 11 millions de personnes (l’équivalent de 15 % de la population). Dans le cadre de cette responsabilité assumée, l’ISR est conçu comme une réponse structurée et opérationnelle pour réduire les risques environnementaux qui affectent directement la santé : qualité de l’air, sécurité de l’eau, exposition à la pollution, alimentation, conditions de vie et d’habitat.

Les grands principes énoncés sont clairs :

  • intégration systématique des critères ESG dans l’analyse des actifs et la gestion des portefeuilles
  • politique d’engagement actionnarial auprès des émetteurs
  • exclusions normatives et sectorielles portant notamment sur les activités néfastes à la santé (tabac, charbon, biocides, néonicotinoïdes, hydrocarbures, pornographie)
  • stratégie climat ambitieuse, alignée sur l’Accord de Paris
  • orientation des investissements vers deux axes majeurs : Les environnements promoteurs de santé et la qualité de vie au travail et dans la société.

Dans ce cadre, la santé environnementale devient un fil rouge stratégique, reliant les décisions financières aux impacts concrets sur les milieux de vie.

Environnements promoteurs de santé : des investissements massifs et ciblés

L’engagement financier est fort : 5,3 milliards d’euros, soit 20 % du portefeuille global du groupe, sont investis dans les facteurs de santé au sens large.

Ces investissements couvrent des enjeux essentiels de santé environnement :

  • l’accès aux soins et logements favorables à la santé,
  • la transition vers une alimentation plus saine,
  • l’agriculture durable,
  • la qualité de l’air et de l’eau,
  • la lutte contre la malnutrition.

Les fonds dédiés illustrent cette volonté de relier performance financière et impact sanitaire. Le fonds « Mutuelle Impact » soutient par exemple des entreprises qui œuvrent pour une santé durable et solidaire ; le Fonds Racine² de la MGEN agit sur la santé sociale et l’impact environnemental.

Ces dispositifs s’inscrivent dans une vision globale : agir sur l’ensemble des déterminants de santé

Un portefeuille orienté vers la qualité de vie et la réduction des inégalités

La santé environnementale ne se limite pas au climat ou à la biodiversité : elle englobe aussi les conditions sociales, professionnelles et territoriales. Le Groupe VYV intègre cette dimension via son deuxième axe stratégique : la qualité de vie, au travail et dans la société.

Il agit à travers trois leviers :

  • Évaluation des pratiques sociales des émetteurs : près de 85 % sont notés à la moyenne ou au-dessus, mieux que l’indice de référence.
  • Approche risques centrée sur la prévention des incidences négatives (handicap, discrimination, sécurité au travail).
  • Contribution aux Objectifs de développement durable (ODD 3, 4, 5, 11, 12) : une contribution nette positive, supérieure à l’indice pour quatre des cinq ODD retenus.

Cette approche sociale s’inscrit pleinement dans la santé environnementale, qui englobe le bien-être humain, les conditions de travail et la qualité de vie.

Climat : alignement mesurable avec les accords de Paris

L’effort majeur du groupe porte sur  la construction d’une trajectoire climatique alignée avec le scénario P2 du GIEC.
Cette démarche s’appuie sur des objectifs précis :

  • Réduction de 50 % des émissions carbone en 2030 (par rapport à 2019) pour les émetteurs privés détenus en direct.
  • Intégration progressive du scope 3, indispensable pour une vision complète des émissions liées aux activités économiques.
  • Mesure de l’empreinte carbone par tonne de COâ‚‚ par million d’euros investi.
  • Développement des obligations durables, dont le poids atteint 2,7 milliards d’euros, en forte croissance.
  • Amélioration significative de la température implicite du portefeuille, désormais estimée à 1,94°C (contre 2,42°C avec la méthodologie précédente).

Ces résultats témoignent d’une stratégie qui fait de l’investissement un outil opérationnel de lutte contre le réchauffement climatique, moteur essentiel de la santé environnementale mondiale.

Biodiversité : mesurer l’impact réel des investissements

L’accent mis sur la biodiversité constitue un autre pilier du lien entre investissement et santé environnementale, à travers deux outils clés :

  • Mean Species Abundance (MSA) : mesure de l’impact des activités sur l’abondance des espèces.
  • Critical Dependency Score (CDS) : mesure de la dépendance critique des activités économiques aux services écosystémiques.

Ces indicateurs permettent de quantifier, secteur par secteur, les pressions pesant sur les milieux naturels.
Le Groupe VYV s’est engagé à aligner sa stratégie sur les 23 objectifs de la COP15, en priorisant notamment :

  • la réduction de la pollution,
  • la conservation des zones terrestres et marines,
  • l’intégration de la biodiversité dans les décisions économiques,
  • l’égalité femmes-hommes dans la gouvernance environnementale.

Un fonds emblématique illustre cet engagement : le fonds Brocéliande, lancé en 2024 et dédié à la gestion durable des forêts en Europe. Il cible la préservation des essences, la régénération des massifs forestiers et la séquestration carbone, éléments centraux de la santé des écosystèmes.

Quand la finance devient un déterminant de santé

Au sein du Groupe VYV, l’ISR n’est pas une simple conformité réglementaire. C’est une stratégie globale qui relie :

  • les risques sanitaires planétaires (climat, pollution, écosystèmes dégradés),
  • les conditions de vie individuelles et collectives,
  • la prévention en santé,
  • la justice sociale,
  • l’innovation territoriale,
  • et la performance économique.

En reliant l’investissement à la santé environnement, le Groupe VYV fait de la finance un levier puissant pour créer des environnements de vie plus sains, réduire les expositions toxiques, agir sur les déterminants sociaux et anticiper les risques systémiques.

À l’heure où les crises écologiques et sociales s’intensifient, cette approche montre qu’il est possible d’investir en cohérence, avec une ambition : protéger durablement la santé des populations en préservant les conditions mêmes qui la rendent possible.

 

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