« Poser des mots sur des maux » : 1 200 textes pour dire l’épreuve et le rebond

Pour sa troisième édition, le concours d’écriture porté par la direction de la Prévoyance du Groupe VYV a battu un record de participation. 1 200 textes ont été reçus autour d’un même thème : « Poser des mots sur des maux ». Nouvelles, poésies et slams ont exploré la maladie, l’accident, la perte d’autonomie ou le décès, mais aussi les ressources qui permettent de continuer à avancer.
Date de publication : 20 octobre 2026

 

 

Écrire pour dire ce qui parfois ne peut pas l’être. Mettre des mots sur une maladie, un accident, un deuil, une perte d’autonomie. Raconter l’épreuve, la fragilité, mais aussi ce qui permet de la traverser. C’est tout le sens du concours d’écriture « Poser des mots sur des maux », dont la troisième édition vient de s’achever.

Et cette année, les participants ont répondu présents en nombre : 1 200 textes ont été reçus, soit la plus forte participation depuis la création du concours. Parmi eux, 568 poésies, 428 nouvelles et 197 slams. Trois formes littéraires différentes pour une même invitation : faire de l’écriture un espace où l’on peut exprimer, partager et transformer une expérience difficile.

1 200 façons de raconter l’épreuve

Le thème laissait une large place à la sensibilité de chacun. Expérience vécue, situation observée ou récit de fiction : chacun pouvait choisir sa manière d’aborder les bouleversements qui peuvent surgir au cours d’une vie.

Cette diversité se retrouve dans les trois catégories du concours. La nouvelle permet de déployer une histoire et ses personnages ; la poésie travaille l’émotion, les images et les silences ; le slam donne à entendre une parole, son rythme et sa force. Trois écritures, donc, mais une même conviction : lorsqu’un événement vient rompre le cours d’une existence, les mots peuvent aider à le raconter et à lui donner une place.

Pour accompagner les participants, trois auteurs et artistes ont apporté leur regard : Pauline Bilisari pour la poésie, Carène Ponte pour la nouvelle et Naïm Zriouel pour le slam.

Après la réception des textes, quinze finalistes ont été retenus dans chacune des trois catégories. Une sélection particulièrement riche, qui a conduit le jury à distinguer six textes : trois premiers prix et trois coups de cœur.

Des histoires singulières, des émotions universelles

Dans la catégorie nouvelle, le premier prix est revenu à Deborah Bacher, pour Le Nom de ma Guerre. Le coup de cœur De Carène Ponte a distingué Soren Nari, auteur de La mécanique d’être.

En poésie, le premier prix a été attribué à Eloise Riera pour Que fais-tu dans la vie, tandis que le coup de cœur de Pauline Bilisari revenait à Daphné Bakouplé, pour Ce que je n’ai jamais voulu.

Enfin, côté slam, Govrache a reçu le premier prix pour L’Homme trottoir. Le coup de cœur de Naïm Zriouel a distingué Le Porteur de Voix, avec J’ai pris la mer.

Au-delà de leurs différences de style et de forme, ces textes témoignent d’une même capacité à faire résonner des situations particulières avec des questions qui peuvent toucher chacun. Que devient-on lorsque la maladie, l’accident, le deuil ou la perte d’autonomie bouleverse les repères ? Comment trouver les ressources pour continuer ? Et comment, parfois, transformer ce qui fait mal en une parole partageable ?

Car derrière les risques que celle-ci cherche à anticiper, il y a toujours des vies, des projets, des proches et des trajectoires susceptibles d’être profondément modifiés par un événement imprévu. L’écriture permet ici de donner un visage et une voix à ces réalités.

Faire vivre les textes au-delà du concours

Les six textes distingués bénéficient, comme les autres textes finalistes, d’une publication dans le recueil du concours.

Les lauréats et coups de cœur ont également reçu 500 euros de chèques cadeaux culture ainsi qu’une masterclass d’écriture proposée par Librinova, partenaire du concours. Une manière de prolonger l’aventure et, peut-être, de transformer une participation à un concours en une nouvelle étape dans un parcours d’écriture.

La remise des prix s’est déroulée le 7 octobre, lors d’une cérémonie animée par Nicolas Mel. Elle clôturait ainsi cette troisième édition en offrant un temps de rencontre aux auteurs dont les textes auront marqué cette année le jury.

 

 

 

 

 

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