Après deux premières éditions saluées pour leur qualité littéraire et leur résonance humaine, l’événement revient en 2026 avec un thème à la fois intime et universel : « Poser des mots sur des maux ».
Écrire pour comprendre, écrire pour traverser
Maladie, accident, perte d’autonomie, deuil… Les aléas graves de la vie surgissent sans prévenir et bouleversent durablement les trajectoires personnelles. Une fois dissipé le choc initial, chacun doit composer avec une nouvelle réalité. Mettre des mots sur ces expériences constitue souvent une étape décisive pour leur donner sens.
C’est précisément ce cheminement que le concours propose d’explorer. Ouvert à toutes les personnes âgées de 12 ans et plus, il invite les participants à livrer un texte (réel ou fictionnel) évoquant une épreuve majeure et les ressources mobilisées pour y faire face. Trois formats sont proposés afin de laisser libre cours à toutes les sensibilités d’écriture : nouvelle, poésie ou slam.
Au-delà de la performance littéraire, l’objectif est clair : changer le regard sur la prévoyance en la reliant à des histoires vécues, ressenties, incarnées. Depuis sa création en 2019, l’Observatoire poursuit en effet une mission de sensibilisation : rappeler qu’anticiper les risques de la vie n’est pas un acte abstrait, mais une démarche concrète qui protège les parcours individuels et familiaux.
Une démarche artistique accompagnée
Pour cette édition 2026, trois figures reconnues de la scène littéraire, artistique et poétique accompagneront les participants :
- la romancière Carène Ponte,
- le slameur et metteur en scène Naïm Zriouel,
- la poète et autrice Pauline Bilisari.
Une dynamique déjà éprouvée
Les éditions précédentes ont démontré la pertinence du dispositif. En 2024, le thème « Rebondir après un aléa de la vie » avait suscité de nombreuses contributions, explorant avec finesse les mécanismes de résilience. Le jury réunissait alors des profils variés, parmi lesquels le lauréat 2022 Frédéric Viguier, l’artiste slam George Ka, et il était présidé par Eric Jeanneau, également président de UMR.
Cette pluralité de regards garantit une sélection attentive à la qualité littéraire autant qu’à la sincérité du propos, fidèle à l’esprit du concours : valoriser la parole authentique et la créativité.
Récompenses et valorisation des talents
À l’issue de l’édition 2026, un lauréat sera désigné dans chacune des trois catégories. Les textes primés seront publiés dans un recueil collectif, offrant aux auteurs une première visibilité éditoriale. Les gagnants recevront également :
- 500 € de chèques cadeaux culture,
- une masterclass d’écriture proposée par le partenaire Librinova,
- leur prix remis lors d’un cocktail déjeunatoire organisé fin septembre.
Au-delà des récompenses, cette reconnaissance constitue souvent un déclic pour les participants, qui découvrent la puissance de leur voix narrative et la portée universelle de leur expérience personnelle.
Un concours ouvert et accessible
Les candidatures seront acceptées du 16 février au 17 mai 2026, laissant à chacun le temps nécessaire pour élaborer son texte. L’écriture peut être individuelle ou collective, favorisant les projets collaboratifs et intergénérationnels.
Cette accessibilité fait partie intégrante de l’ADN du concours : il ne s’adresse pas uniquement aux écrivains confirmés, mais à toute personne désireuse d’exprimer une histoire, un ressenti ou une réflexion. L’essentiel réside dans la sincérité du propos et la capacité à traduire une émotion en langage.
Quand la littérature devient outil de sensibilisation
En associant création artistique et prévention, l’Observatoire de l’imprévoyance propose une approche originale de la communication sur les risques de la vie. Loin des discours institutionnels, les récits produits dans le cadre du concours offrent une compréhension sensible des enjeux liés à la prévoyance. Ils donnent à voir des trajectoires humaines, des fragilités, mais aussi des ressources insoupçonnées.
Écrire, ici, n’est pas seulement un acte esthétique : c’est un geste de transmission. Chaque texte devient un témoignage susceptible d’éclairer d’autres parcours, de susciter l’empathie ou de nourrir la réflexion collective sur la protection face aux aléas.
Participer, c’est raconter. Lire, c’est comprendre.
Avec cette troisième édition, le concours confirme sa vocation : faire de la littérature un espace où les expériences individuelles se transforment en conscience partagée, et où les mots contribuent, réellement, à réparer les maux.