Santé des femmes : un état des lieux préoccupant, des réponses déjà engagées

Majoritaires dans la population française et confrontées à des vulnérabilités sanitaires spécifiques, les femmes cumulent inégalités sociales et risques de santé tout au long de leur vie. Face à cet état des lieux documenté, les entités du Groupe VYV déploient déjà des actions concrètes de prévention, d’information et d’accompagnement. 
Date de publication : 08 mars 2026

Les femmes représentent 51,6 % de la population française, soit plus de 34 millions de personnes, selon l’INSEE.
Leur espérance de vie atteint 85,6 ans en 2024, contre 80 ans pour les hommes. Un écart favorable en apparence, qui masque une réalité plus contrastée : les femmes vivent en moyenne près de 21 ans avec des incapacités modérées ou sévères, contre 16 ans pour les hommes, d’après
une étude de l’INSEE. 
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Une majorité démographique exposée à des fragilités spécifiques

Cette longévité accrue s’accompagne d’une exposition plus importante aux maladies chroniques et aux altérations de la qualité de vie. Les troubles psychiques en constituent une illustration marquante : environ 65 % des personnes souffrant de dépression sont des femmes, selon Santé publique France. Les maladies cardio-vasculaires demeurent par ailleurs la première cause de mortalité féminine, avec près de 75 000 décès par an, soit environ 200 par jour. (2)

Certaines pathologies touchent spécifiquement ou majoritairement les femmes. L’endométriose concerne environ une femme sur dix en âge de procréer et reste marquée par un retard diagnostique moyen compris entre sept et dix ans selon l’INSERM. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) affecte également 10 % des femmes en âge de procréer. Quant au cancer du sein, il représente près de 61 000 nouveaux cas chaque année, selon l’Institut national du cancer.

Des inégalités sociales aux conséquences sanitaires directes

La santé des femmes est indissociable de leurs conditions de vie et de travail. Les femmes continuent d’assumer majoritairement les tâches domestiques et familiales, sont davantage exposées au temps partiel subi et aux carrières discontinues, et perçoivent des pensions de retraite inférieures d’environ 40 % à celles des hommes (3).

Ces inégalités structurelles entraînent des conséquences directes sur la santé : fatigue chronique, stress, renoncements aux soins, retards de diagnostic. Près d’une femme sur quatre déclare avoir déjà renoncé à des soins pour des raisons financières, organisationnelles ou familiales, selon la DREES (3), soulignant l’existence d’obstacles persistants dans l’accès effectif aux soins. Ce contexte conduit aussi de nombreuses femmes à retarder leur consultation : 54 % d’entre elles déclarent consulter leur médecin traitant uniquement lorsque cela devient vraiment indispensable, lorsque les symptômes deviennent handicapants, d’après une étude BVA réalisée pour le Groupe VYV (4).

Le positionnement du Groupe VYV

Le Groupe VYV défend une approche globale, solidaire et inclusive de la santé, intégrant pleinement l’accompagnement de la santé des femmes au-delà de la seule dimension intime et sexuelle. Dans cette perspective, la santé des femmes n’est pas envisagée comme un sujet sectoriel ou catégoriel, mais comme un déterminant central de la santé globale, de la cohésion sociale et de la performance collective.

 

Améliorer la santé des femmes implique ainsi d’agir simultanément sur plusieurs leviers : la prévention des maladies chroniques, la santé mentale, la qualité de vie au travail, la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé et la soutenabilité du système de protection sociale. Cette approche repose sur une vision fondée sur la continuité des parcours de vie, dépassant une organisation encore trop fragmentée de la santé, souvent centrée sur des épisodes de soins ponctuels. Elle vise à promouvoir un accompagnement global, coordonné et durable, prenant en compte l’ensemble des temps de vie des femmes, de l’enfance au grand âge, en articulant prévention, soins, accompagnement social et conditions de vie, et en renforçant la coordination entre les acteurs sanitaires, médico-sociaux, sociaux et professionnels.

Les premières réponses du Groupe VYV

Le Groupe VYV dispose également d’une légitimité particulière pour agir sur la santé des femmes au travail, compte tenu de ses relations avec les employeurs publics et privés. Une étude menée avec BVA en 2024 montre d’ailleurs que 85 % des femmes actives sont favorables à ce que leur employeur propose des services et soins spécifiques pour les femmes, et que 87 % estiment que la mutuelle santé est légitime pour les accompagner sur ces sujets.

Pour répondre à ces attentes, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre en entreprise :

  • Le dispositif Check-Up Santé propose un bilan de 30 minutes comprenant questionnaire, prise de constantes et téléconsultation médicale.
  • Des partenariats avec des start-up de la FemTech ont été noués afin de développer des solutions innovantes adaptées aux besoins féminins.
  • En parallèle, des actions de sensibilisation sont menées auprès des employeurs pour intégrer davantage les spécificités de santé des femmes dans les politiques de prévention. L’ensemble s’inscrit dans une approche globale, articulant santé physique, mentale et sociale, nourrie par des études dédiées, des actions de prévention ciblées selon les étapes de vie et une attention portée à la réduction des inégalités d’accès aux soins.

Des engagements déjà visibles sur le terrain

Depuis de nombreuses années, le Groupe VYV et ses entités sont engagés dans une démarche globale visant à faire de la santé des femmes un axe majeur de leur action. Ces initiatives se concrétisent à travers des dispositifs ancrés dans les territoires et centrés sur des publics affinitaires à chacune des entités.

Harmonie Mutuelle : programme “Prenons soin des femmes”

Avec son programme “Prenons soin des femmes”, Harmonie Mutuelle s’engage à travers une série de webinaires accessibles à tous leurs adhérents. L’initiative structure des temps forts d’information et de sensibilisation sur des thématiques clés telles que l’endométriose, la ménopause, le cycle hormonal ou encore le cancer du sein. L’ambition est claire : renforcer la prévention et améliorer la compréhension des spécificités de santé féminine, auprès des adhérentes comme du grand public.

MGEN : campagnes nationales et dispositifs de proximité

Depuis 80 ans, MGEN agit pour faire progresser la santé et les droits des femmes :
Accès à l’IVG, recherches scientifiques prenant en compte les spécificités féminines, PMA pour toutes, accompagnement de l’endométriose, libération de la parole sur la ménopause, partenariat avec le Planning familial (numéro vert national « Sexualités, Contraception, IVG » : 0 800 08 11 11), soutien aux femmes en situation de grande précarité avec l’ADSF…

Parce que l’égalité en santé se construit dans le temps, MGEN poursuit ses engagements aux côtés d’acteurs mobilisés sur tout le territoire.

MNT : agir sur les déterminants sociaux

La MNT déploie des actions pour porter le sujet de la santé des femmes. Des outils pédagogiques ont été créé pour sensibiliser les agents à ce sujet. Des webinaires sont prévus à destination des élus et des collaborateurs afin qu’ils puissent animer des temps de sensilisation sur le terrain. En 2026, la Santé mentale des femmes constituera l’un des axes prioritaires de communication.

De même, et parce que cela constitue l’ADN de la MNT, un important travail d’accompagnement des collectivités est prévu par la mutuelle, au plus près des territoires. Parmi les thèmes abordés, celui de l’égalité femmes / hommes porté par l’Observatoire MNT ou encore celui des questions de ménopause et d’andropause présenté par Vivoptim Solutions.

VYV3 : pour un accès des femmes aux soins amélioré au plus près des territoires

VYV3, l’offre de soins et d’accompagnement du Groupe VYV, agit à travers ses 2000 établissements et services pour renforcer l’accès effectif aux soins dans les territoires français. Cette présence territoriale constitue un levier central pour réduire les inégalités d’accès aux soins, notamment en matière de santé gynécologique, sexuelle et d’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité.

Nous pouvons citer par exemple l’ouverture par Hospi Grand Ouest de 3 hôpitaux de jour (HDJ) à la Clinique de la Sagesse qui permettent de répondre à des problématiques telles que gynécologie et cancérologie en pré-opératoire, endométriose, ou bien encore post-partum.Dans les trois cas, l’objectif est le même : renforcer notre engagement dans la prise en charge globale de la santé des femmes en proposant des parcours structurés, personnalisés et coordonnés pour améliorer la qualité de vie des patientes.

Un enjeu de soutenabilité et de cohésion sociale

Au-delà de l’impératif sanitaire, l’investissement dans la santé des femmes constitue, selon le Groupe VYV, un levier de soutenabilité pour le système de santé et de protection sociale. Une prévention renforcée et des diagnostics plus précoces permettent de réduire les hospitalisations évitables, les arrêts de travail de longue durée et les situations de dépendance.

La santé des femmes apparaît ainsi comme un enjeu transversal : sanitaire, social, économique et démocratique. En la plaçant au cœur d’une stratégie globale et évaluée, le Groupe VYV entend contribuer à faire évoluer les politiques publiques vers une approche plus équitable, plus coordonnée et plus efficiente.

 

 

(1) INSEE Etat de santé de la population – France Portrait social-Edition 2025

(2) Santé Publique France

(3) DRESS Baromètre d’opinion

(4) Étude « santé des femmes », Groupe VYV x BVA Xsight, 2024

 

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