Un Français sur trois cumule un niveau élevé de sédentarité et une activité physique insuffisante. Ce constat, désormais largement documenté, interroge en profondeur l’organisation du travail et ses impacts sur la santé. Longtemps cantonnée à la sphère privée, l’activité physique trouve aujourd’hui sa place au cœur des politiques de prévention des organisations employeuses, privées et publiques.
Faire bouger les lignes face à la sédentarité
Au sein du Groupe VYV, cette approche s’inscrit dans une stratégie structurée de prévention, portée par ses mutuelles et déployée auprès des entreprises, des collectivités territoriales et autres fonctions publiques. « Nous ne parlons pas de sport au sens classique, mais de sport-santé, c’est-à -dire d’une activation physique, qui favorise la mise en mouvement, en particulier des publics les plus sédentaires », précise Amélie Mierral, responsable du département Conception à la direction Prévention, éducation et promotion de la santé du Groupe VYV.
L’enjeu est clair : agir sur un déterminant essentiel de la santé globale, en tenant compte des réalités du monde professionnel et de la diversité des publics accompagnés.
Le lieu de travail, nouveau terrain de prévention
Faire du lieu de travail un espace favorable à la santé suppose de dépasser les freins traditionnels liés au manque de temps, d’équipements ou d’espaces dédiés. C’est précisément sur ce terrain que le Groupe VYV déploie son expertise, en s’appuyant sur une démarche structurée et partenariale.
Chaque accompagnement débute par un diagnostic partagé, intégrant les besoins des employeurs et des collaborateurs. Un comité de suivi est ensuite mis en place afin d’inscrire la démarche dans la durée. « Les contraintes des structures sont intégrées dès la conception. Formats courts, activités accessibles, intégration dans le temps de travail : l’objectif est de rendre la pratique possible, sans la rendre contraignante », explique Amélie Mierral.
Les dispositifs proposés sont variés : webinaires de sensibilisation, ateliers pratiques, séances de renforcement musculaire en présentiel ou à distance, challenges collectifs… L’absence de salle de sport n’est pas un obstacle : une salle de réunion peut suffire, tout comme des pratiques simples telles que la marche ou l’usage des escaliers. L’enjeu est aussi d’agir sur l’environnement de travail (pauses actives, mobilier adapté, nudges) pour installer des routines durables.
Des actions concrètes, plébiscitées sur le terrain
Dans les structures accompagnées, certaines approches se distinguent par leur efficacité et leur appropriation par les équipes. Les formations « gestes et postures » figurent parmi les dispositifs les plus demandés, notamment dans les secteurs où l’activité physique est subie (manutention, services à la personne, milieu hospitalier…) ou, à l’inverse, dans les métiers très sédentaires.
Autre levier clé : la formation de référents internes. En s’appuyant sur des collaborateurs volontaires, les organisations gagnent en autonomie et peuvent animer elles-mêmes des séquences d’échauffement avant la prise de poste ou des pauses actives au fil de la journée. Une manière d’ancrer le sport-santé dans la culture collective, au plus près des équipes.
Le sport-santé, un allié face aux risques psychosociaux
Au-delà des bénéfices physiques, l’activité physique joue un rôle reconnu dans la prévention des risques psychosociaux. Pratiquée régulièrement, elle contribue à réduire le stress, à renforcer l’estime de soi et à soutenir la motivation des collaborateurs.
Associée à une réflexion plus large sur l’organisation du travail, la pratique sportive en milieu professionnel peut ainsi participer à la préservation de la santé mentale.