Didier Jourdan présente le label Prévention Santé +

Le label Prévention Santé + est le premier label de prévention en santé globale en France. Fondé sur le référentiel de prévention en santé du Groupe VYV qui pose les fondamentaux d’une prévention de qualité, il suit les principes et stratégies d’actions reconnus par l’UNESCO et l’OMS, pour une pleine santé pour tous. Il a été conçu avec l’appui scientifique de la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé.
Date de publication : 15 juillet 2026

Didier Jourdan est titulaire de la Chaire UNESCO EducationS & Santé et directeur du Centre collaborateur OMS pour la recherche en éducation et santé. Il a notamment été directeur de la prévention de Santé Publique France et a présidé la commission Prévention, Education et Promotion de la santé Haut Conseil de la santé publique.

Didier Jourdan revient sur le contexte de création et les ambitions de ce label.

Pour quelle raison créer un label de prévention en santé ? Qu’est-ce qui rend cette démarche si essentielle, précisément aujourd’hui ?

Renforcer la prévention est aujourd’hui un enjeu central. L’ambition, au-delà de toutes les expressions d’intérêt pour la prévention, est bien de passer des paroles aux actes.

À cet égard, le fait de mener ce projet aux côtés des mutuelles est tout à fait pertinent : le groupe est un acteur du champ social et solidaire qui s’adresse à 11 millions de bénéficiaires, ce qui a évidemment du sens en termes de santé publique.

Pour lancer une première étape vers ce que nous espérons devenir une forme de standard qualité à l’échelon national en matière de prévention, le travail avec VYV s’est révélé particulièrement fructueux pour mettre en pratique ces approches et généraliser une prévention de qualité qui s’appuie sur les principes de la promotion de la santé.

Qu’est-ce qui fait que ce label de prévention en santé est une première en France et en quoi peut-il changer la donne pour les bénéficiaires ?

Historiquement dans notre pays, la prévention a souvent été cantonnée soit aux actions de l’État soit à l’engagement du secteur associatif. Mobiliser durablement des acteurs centraux dans la vie des personnes comme les mutuelles est un véritable enjeu de santé publique à l’échelon national. Ce qui compte, c’est à la fois l’accessibilité de la prévention à une population la plus large possible et la garantie que les dispositifs proposés sont bâtis sur 3 piliers : les données de la science, l’expertise des professionnels et enfin, les standards internationaux de qualité. C’est la réunion de ces exigences sous un même label qui signe ici le caractère innovant du cette initiative.

La démarche obéit notamment à une rigueur scientifique. C’était une condition sine qua non à la mise en place de ce label ?

C’est une condition absolument nécessaire car la bonne volonté ne suffit pas en matière de prévention ! L’appui, d’une part sur ce que l’on sait des facteurs qui influencent la vie des personnes et, d’autre part, sur les éléments qui permettent de s’assurer de l’impact réel des programmes déployés est indispensable. Mais ce n’est pas suffisant. La prévention, par définition, est toujours un dialogue, une articulation entre des données scientifiques, des contextes d’intervention et les savoirs et pratiques des personnes et des groupes.

L’idée d’une prévention uniquement basée sur des données scientifiques relève du mythe. Tout comme l’idée que la prévention fonctionnerait simplement parce que les gens sont pleins de bonne volonté… Ça ne marche pas ! Ce qui est innovant, c’est cette rencontre fondamentale entre tout ce que la science nous apprend, les référentiels internationaux, et l’expertise, notamment des professionnels de la prévention et des bénéficiaires. C’est cette articulation entre ces différents types de savoir qui permet créer un référentiel opérant.

Est-ce que ce type de label existe, dans d’autres pays européens ou dans le monde ?

Il existe effectivement de nombreux dispositifs de vérification de la qualité des dispositifs, interventions, programmes ou politiques de prévention et de promotion de la santé. L’OMS par exemple produit des standards de référence qui permettent de s’assurer que tous les éléments, dont l’impact sur la qualité de l’intervention ou du programme a été démontré, sont pris en compte. Ces cadres concernent à la fois les milieux de vie (hôpitaux, écoles, villes…), les populations (adolescents, séniors…) et les thématiques de santé. C’est du reste l’une des missions de la chaire que de contribuer à la production de ces cadres de référence internationaux.

En France, les labellisations santé sont également centrées sur un domaine ou un milieu précis. De ce point de vue, ce que nous sommes en train de créer est inédit. Le label Prévention Santé + concerne tous les dispositifs de prévention et son champ d’application est d’emblée très vaste : il pourra concerner l’ensemble des bénéficiaires du Groupe VYV ! Le travail conduit s’appuie sur les labellisations, les certifications et les référentiels développés à l’échelle internationale. Au-delà des agences des Nations-Unies, je pense notamment à l’action de l’Union internationale de promotion et d’éducation pour la santé. C’est la société savante mondiale, qui a développé un ensemble de critères de référentiels concernant les pratiques de promotion de la santé et dont nous nous inspirons, tout en l’adaptant au contexte français et aux dynamiques mutualistes. Soutenir un tel transfert de connaissances de la recherche à l’action concrète auprès des populations est au cœur de la mission d’une chaire scientifique telle que la nôtre.

En quoi la chaire UNESCO EducationS & Santé a-t-elle contribué au référentiel Prévention Santé du Groupe VYV ?

Pour répondre à cette question, il me semble utile de rappeler d’abord ce que sont une chaire UNESCO et un centre collaborateur de l’OMS, puis de préciser nos missions, avant de revenir à la contribution au label. En pratique, cela signifie qu’une ou plusieurs universités contractualisent avec une agence des Nations unies autour d’un ensemble de missions clairement définies et suivies au niveau international.

Dans notre cas, ces missions sont au nombre de quatre, étroitement articulées entre elles.

  • La première mission est une mission de recherche. Il s’agit de produire des connaissances originales, de les soumettre à l’épreuve de la communauté scientifique internationale et de les diffuser via des publications dans des revues à comité de lecture. L’enjeu est de contribuer aux débats scientifiques sur l’éducation, la prévention et la promotion de la santé, en lien avec les priorités de l’UNESCO et de l’OMS.
  • La deuxième mission concerne l’animation d’une communauté de professionnels et de chercheurs, engagés dans la santé publique, l’éducation et la promotion de la santé. Cette communauté est à la fois académique, professionnelle et militante : elle rassemble des acteurs qui interviennent sur le terrain, produisent des connaissances et participent à des dynamiques de transformation des systèmes éducatifs et de santé.
  • La troisième mission est dédiée à la formation. Concrètement, cela recouvre la mise en place de dispositifs de formation initiale et continue, la délivrance de diplômes ou de certifications, et l’accompagnement des institutions pour développer les capacités des étudiants et des professionnels. L’objectif est de renforcer les compétences nécessaires pour concevoir, mettre en œuvre et évaluer des politiques et des pratiques de promotion de la santé.
  • La quatrième mission porte sur les connaissances et leur circulation. Notre rôle est de faire le lien entre le monde de la recherche et celui de la décision publique, des organisations et des acteurs de terrain, afin de contribuer à des transformations sociales concrètes. La chaire pilote, dans cette perspective, un ensemble de dispositifs de diffusion des connaissances et de transfert d’expertise à l’échelle internationale.

Nous travaillons en premier lieu en direction des États membres des Nations unies, parce que c’est notre enjeu prioritaire. Mais nous le faisons aussi en direction de grandes organisations comme le Groupe VYV et de certaines collectivités territoriales.

Ainsi, c’est avec l’appui scientifique de notre chaire, que le Groupe VYV a défini son référentiel de prévention en santé qui pose les fondamentaux d’une prévention de qualité. Le référentiel est ainsi ancré solidement dans les principes et stratégies d’actions reconnues par l’UNESCO et OMS pour une pleine santé pour tous. Il est structurant et constitue la base du label. C’est à la fois l’éthique du groupe et le fait qu’un large part de la population française bénéficie de ses services qui justifie notre engagement à ses côtés. Le déploiement du label Prévention Santé + crée les conditions d’un impact réel en santé publique. Il s’inscrit pleinement dans notre quatrième mission : mettre les connaissances produites par la recherche au service d’une grande organisation, avec l’ambition explicite d’agir sur les déterminants de la santé des populations. Nous sommes ainsi dans ce rôle d’apport de connaissances, mais aussi de transfert d’expertise.

Comment se sont passés les échanges et les travaux entre la chaire et les équipes du Groupe VYV ?

Quand on est un spécialiste de la santé publique comme je le suis, on sait que la première chose à faire, c’est de se taire ! Parce que si vous arrivez en expliquant à tout le monde ce qu’il faut faire et comment le faire, vous n’apprenez rien du tout. Nous avons donc mené un peu plus d’une centaine d’interviews avec Orlane Reno de la direction de la prévention, de l’éducation et de la promotion de la santé du Groupe, qui est en charge du référentiel de prévention en santé du groupe.

Nous avons commencé par écouter les professionnels, à partir de leurs pratiques, de leurs enjeux, de leurs défis, des questions concrètes qu’ils rencontraient, et de la place donnée à la prévention dans leurs organisations. Ce point est décisif : la prévention doit trouver sa place dans une chaîne de valeur, avec des moyens identifiés et, au final, un équilibre économique soutenable. Cette première phase n’avait qu’un objectif : comprendre et intégrer ces réalités.

Dans un second temps, nous avons travaillé à formuler les fondamentaux du référentiel, en nous appuyant sur les données de la recherche, les standards internationaux et tout ce que nous avions appris au contact des professionnels. Nous sommes ensuite revenus vers eux pour discuter ces propositions, recueillir leurs réactions et ajuster le texte. C’est à l’issue de ce dialogue que le référentiel de prévention en santé, le document qui rassemble les éléments clés d’une prévention de qualité, a pu être produit. Enfin, c’est sur la base de ce référentiel que le label a été construit.

La démarche s’est déployée sur deux années. À titre personnel, j’ai été frappé par l’engagement des professionnels ! Il y a dans ce groupe une conscience du fait que le monde mutualiste a un rôle clé à jouer sur la prévention, et cette conviction n’est pas portée que par le président ou la directrice générale ; c’est quelque chose qui est vraiment partagé, porté et incarné par toutes les personnes que nous avons rencontrées : professionnels de la prévention bien sûr, mais aussi ceux qui s’occupent du développement de l’offre, du logement santé…

Le label repose sur 4 grands repères : la conception, l’éthique, le déploiement et l’impact. Pouvez-vous détailler ces repères ?

Ce qui me paraît décisif, c’est que ce label n’est pas un principe abstrait, ni un slogan de plus : c’est un outil de travail, profondément pragmatique, pensé pour l’action de terrain. Il aide à concevoir, mettre en œuvre et ajuster les dispositifs de prévention dans la durée.
D’abord, dès la phase de conception, il oblige à se poser les bonnes questions. Un dispositif n’est pas « bon » parce qu’il est innovant ou séduisant, il est bon s’il répond à des critères précis, formulés en indicateurs opérationnels exigeants. Autrement dit, on sait ce qu’on veut obtenir, on sait comment le mesurer et on peut vérifier si l’on progresse.

Le deuxième élément, ou point de vigilance, c’est l’exigence d’un cadre éthique solide. La prévention doit être ancrée dans le respect des personnes, l’inclusion et l’équité. La prévention n’a pas vocation à juger les personnes ni à leur dire comment elles devraient vivre. Elle doit être acceptable par tous, quels que soient les contextes de vie, et s’inscrire dans un cadre éthique solide. Cela suppose de reconnaître la diversité des situations et de construire avec les publics, plutôt que de décider à leur place.

Une fois ce cadre posé, il reste une évidence trop souvent oubliée : le meilleur dispositif du monde ne vaut rien si celles et ceux qui doivent le déployer ne sont ni formés, ni accompagnés. Déployer, c’est faire en sorte que les équipes connaissent leur métier, maîtrisent les outils, comprennent les publics et les moyens de permettre leur participation aux programmes de prévention et disposent des marges de manœuvre nécessaires pour adapter l’action. Sans ce travail sur les compétences et les conditions concrètes de mise en œuvre, le dispositif reste sur le papier.

Enfin, un label n’a de sens que s’il s’intéresse à l’impact. Il s’agit d’être capable de documenter ce que l’on a réellement changé. D’un côté, on regarde comment les structures – entreprises, collectivités, institutions – s’engagent davantage pour la santé, intègrent la prévention dans leurs décisions, leurs organisations, leurs partenariats. De l’autre, on observe ce qui se passe au niveau des personnes : dans quelle mesure les habitudes de vie évoluent-elles ? Marcher plutôt que prendre systématiquement la voiture, se déplacer à vélo, modifier certains rythmes de vie… C’est cet ensemble d’évolutions, petites et grandes, qui constitue l’impact. Et de ce point de vue, il n’y a rien de plus concret, ni de plus pragmatique.

Comment l’attribution du label est-elle opérée ?

Le processus de labellisation comprend deux étapes. Une première étape d’accompagnement des porteurs de projets et puis une seconde, strictement décisionnelle.

Nous avons fait le choix de considérer cette première étape, l’accompagnement, comme un véritable levier de qualité et de visibilité pour les dispositifs de prévention en santé. Elle ne sert pas seulement à « passer une étape », elle permet de clarifier le projet, de le consolider et de le rendre plus lisible pour les partenaires comme pour les publics.

Concrètement, les porteurs de projets présentent leur dispositif à un Comité technique. Ce comité examine, dans les grandes lignes, si le dispositif est viable et s’il peut raisonnablement poursuivre son parcours vers la labellisation. Dans certains cas, dès le départ, le comité constate que, même si le dispositif est intéressant, il ne pourra pas atteindre les critères attendus : dans ce cas, il est plus honnête de le dire clairement et de ne pas engager les équipes dans une démarche qui n’aboutira pas. À l’autre extrême, certains dispositifs appellent très peu de remarques : les critères sont remplis, les formulaires complétés, le dossier est transmis au Comité de labellisation.
La plupart des projets se situent cependant entre ces deux situations. C’est là que l’accompagnement prend tout son sens. Le rôle du Comité technique est alors d’appuyer les équipes pour améliorer le dispositif : préciser les objectifs, renforcer la cohérence, ajuster les modalités de mise en œuvre, clarifier les indicateurs, afin de le préparer au mieux à la labellisation. Il s’agit d’un travail partenarial, fondé sur l’expertise, mais aussi sur le dialogue avec les porteurs.

Ce Comité technique est animé par Valérie Ivassenko, directrice du transfert de connaissances à la Chaire UNESCO EducationS & Santé. Elle le coordonne avec Amélie Mierral et Orlane Reno, qui portent, au sein de la direction de la prévention, de l’éducation et de la promotion de la santé du Groupe VYV, la conception des offres, leur déploiement et leur gestion. Ensemble, avec l’appui d’un professionnel de la Prévention de chaque mutuelle, elles veillent à ce que chaque projet bénéficie d’un regard à la fois exigeant, bienveillant et tourné vers l’action.

La phase de labellisation proprement dite, assurée par le Comité de labellisation, repose sur une logique claire : vérifier que chaque dispositif respecte les critères précis et exigeants définis par le label. Ce comité ne dépend ni de la Chaire, ni du Groupe VYV, et c’est cette double indépendance qui fonde sa légitimité aux yeux des porteurs de projets comme du public.

Le comité est présidé par Zeina Mansour, experte en santé publique, en prévention et en promotion de la santé, ex vice présidente du Haut Conseil de la santé publique et ex directrice du Comité régional d’éducation pour la santé de Provence Alpes Côte d’Azur. Le choix de confier la présidence à une personnalité reconnue est une manière forte d’affirmer le sérieux du label : il ne s’agit ni d’un label interne au Groupe VYV, ni d’un simple « label alibi », mais d’une démarche qui engage la responsabilité d’experts indépendants.

Ce comité réunit des spécialistes issus de différents territoires – France métropolitaine, Nouvelle Calédonie, Suisse, Canada, Belgique – afin de croiser les expériences et de garantir un haut niveau d’exigence. Les membres ont été choisis parmi les meilleurs experts en économie de la santé, en évaluation de santé publique, en santé et qualité de vie au travail, en marketing social, etc., avec l’objectif de construire un label appelé à se déployer largement, tout en restant fidèle à ses principes de qualité, de transparence et d’indépendance.

Comment pouvez-vous garantir la rigueur que vous évoquez ?

La rigueur que nous évoquons repose sur la traçabilité et la mise en discussion de chaque étape du processus de labellisation par les acteurs concernés.

Concrètement, l’ensemble du processus est documenté : référentiel du label, document de gestion, guide de déploiement, supports et rapports d’évaluation, relevés de décisions des comités.

Ces documents, accessibles aux porteurs de dispositifs et aux membres des comités, permettent à chacun de comprendre sur quelles bases les avis sont rendus.

Les réunions des comités donnent systématiquement lieu à des comptes rendus écrits qui consignent débats, arbitrages et décisions.
Enfin, des procédures explicites de recours permettent aux porteurs de dispositifs de contester un rapport ou une décision sur la base d’éléments factuels.

Vous avez présenté la démarche engagée avec le label Prévention Santé + à la Conférence mondiale de la promotion de la santé (IUHPE) à Abu Dhabi en mai 2025. Quel accueil avez-vous reçu ?

Je pense que la principale source d’intérêt pour les gens qui étaient présents, tient dans ce que j’ai montré la possibilité d’agir concrètement aux côtés d’un acteur social et économique de premier plan. En d’autres termes, valoriser l’impact en termes de santé publique du fait de la capacité du Groupe VYV de rejoindre un large part de la population française. L’élément clé, lors de cette présentation, réside dans ce que nous appelons « le passage à l’échelle », c’est-à-dire le fait qu’on n’est pas en train de faire un petit test dans notre coin mais qu’on s’adresse potentiellement à 11 millions de personnes, à toutes les organisations employeuses publiques et privées ! C’est pourquoi de nombreux participants sont venus me demander de leur faire un retour sur l’impact réel qu’aura eu notre action sur la société française dans trois ans, à la prochaine conférence de l’IUHPE. Nous nous y sommes engagés et on va écrire régulièrement des articles et des publications pour en rendre compte.

Lors de conférence mondiale de cette ampleur, c’est un comité de sélection qui détermine les abstracts qui sont acceptés pour présentation. Le fait que celui relatif au référentiel et au label ait été accepté est une belle reconnaissance alors que vous n’en êtes qu’aux débuts du projet. Vous l’avez pris comme tel ou cela vous a-t-il semblé normal ?

Ça m’a semblé tout à fait normal ! Parce que le projet de label est très original, et parce que cette conférence est une des plus importantes conférences mondiales dans la prévention et la promotion de la santé. On y présente très souvent de la recherche et des projets ambitieux portés par des acteurs publics, des États, des associations ou de grandes ONG mondiales. Mais très rarement cet « entre-deux », c’est-à-dire une démarche collaborative entre des acteurs privés et des universitaires dans le but d’agir directement en faveur de la santé des personnes. Ce qui rend ce dispositif original, c’est cette approche co-construite.

A qui s’adresse le label Prévention Santé + ? A tous les individus, aux employeurs publics et privés et leurs collaborateurs, à la fonction publique, aux établissements de santé… ? Est-ce que chacun va d’une manière ou d’une autre y trouver son intérêt ?

Côté VYV, tous ses publics sont concernés : les organisations employeuses de tout secteur d’activité, qu’il accompagne avec ses entités (entreprises, collectivités territoriales, fonction publique hospitalière, éducation nationale, établissements de soins et d’accompagnement, administrations, ministères,…) et ses 11 millions de bénéficiaires (adhérents à ses mutuelles, patients de ses établissements de soins et d’accompagnement et résidents dans ses parcs d’habitat social), via les différentes actions de sensibilisation et de promotion de la santé.

Le label Prévention Santé + a-t-il vocation à inspirer d’autres acteurs, au-delà du Groupe VYV ?

L’intérêt principal de la Chaire UNESCO EducationS & Santé, sur le long terme, est bien de structurer la prévention à l’échelon national. Et encore une fois, de le faire « en vrai », de passer des paroles aux actes. Il faut bien prendre conscience que nous sommes sur un marché, où à l’instar du « greenwashing », se pratique aussi le « prevention washing ». Ce qui nous motive, c’est le haut niveau, que la qualité soit proposée au plus grand nombre et de la façon la plus équitable possible.

Quelles sont les prochaines étapes pour le label Prévention Santé + ?

Labelliser un grand nombre de dispositifs de qualité au sein du Groupe VYV, puis progressivement l’ouvrir le plus possible de manière à arriver à ce que nous appelons un « standard de marché » et poser le niveau d’exigence de ce qui doit être fait par la prévention en France.

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